dimanche 6 septembre 2009

Le Mousquetaire :


Voilier de 6,50m en contre-plaqué marine de 1964 resté 30 années à l'Ecole des GLENANS.

Construit à Concarneau au chantier STEPHAN en 1964 en contre-plaqué marine et acheté en 1998 pour un prix dérisoire à Saint-Malo, il avait coulé plusieurs fois.

Parisien d'origine, à 28 ans je venais de faire ma première croisière sur un voilier en Méditéranée aux îles d'Hyères sur un magnifique Océanis 38. Lorsque je suis rentré à Paris, je ne dormirai plus jusqu'à acheter un voilier. Il n'étais pas beau à voir, mais pour moi celà n'avait aucune importance car je franchissait le pas qui me faisait entrer dans le monde de la mer et des bateaux.

Transporté par la route jusqu'à Deauvilles pour être entreposé et restauré durant une année chaque week-end au départ de Paris.
Aujourd'hui, nous naviguons sur le Mousquetaire autant qu'il nous est possible de le faire, sur le Bassin d'Arcachon. C'est un beau voilier aux allures de bateaux bois, très remarqué, il est bleu "gendarme", dessous noir, pont et rouf blanc et il a le mât et la bôme en bois vernis, et presque 50 ans.

Le Mousquetaire est un voilier dessiné par l'architecte Jean-Jacques HERBULOT en 1963 sur un concourt de l'école de voile des Glénans, en concurrence avec le Muscadet de Philippe Harlé dessiné pour cette occasion.

Ces mensurations sont :
Longueur ht : 6,48m
Largeur : 2,40m
Tirant : 0,90m dérive relevée.
Poids : 1300kg dont 600 kg placés dans le lest et la dérive.

Le Mousquetaire fut retenu par l'école des Glénans et les 100 premiers exemplaires leurs furent destinés.
Ces bateaux naviguèrent à l'école des Glénans durant 30 années sur des croisières en Méditerranée, en Bretagne, aux Anglo-Normandes, et autour de la Grande-Bretagne. C'est dire de ses qualités marines irréfutables.
Il est sûr, simple, propre, sein, facile à manoeuvrer, solide, facile à réparer, agréable, puissant sauf dans le petit temps.
Idéale pour un premier voilier.
Il est le bateau de référence du manuel de l'école de voile des Glénans de 1972.

Très représentatif de la plaisance des années 60, il permet d'être propriétaire d'un vrai croiseur sans les soucis que causent les matériaux polyesters et similaires dont les réparations sont hasardeuses pour le néophite et coûteuses à faire réaliser par un chantier.
Le contre-plaqué nécessite un entretien similaire aux bateaux bois sans le travail de calfatage. Il est à la portée de tous et peut-être obtenu avec l'aide des résines de réparations époxy.

Ce croiseur est très adapté pour les côtes bretonnes. Sur le Bassin d'Arcachon, il mériterait d'être en dériveur intégral ou doté d'un saumon de petite taille, car les navigations sont indissociables des cheneaux et il n'est pas rassurant de couper au dessus des parcs à huitres avec un tirant d'eau de 90cm.

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